Minéraux critiques en Afrique de l’Ouest : la réallocation de 10 permis stratégiques en 2025

SIGNAL

Tout au long de 2025, une série de réallocations conséquentes a eu lieu en Afrique de l’Ouest, portant sur 10 permis majeurs de lithium et de terres rares. Avec une valorisation non exploitée estimée à 12,5 milliards de dollars en jeu, ces mouvements marquent une rupture définitive avec la détention spéculative par des juniors, au profit du modèle ‘l’État comme opérateur’.

CONTEXTE INSTITUTIONNEL

L’ossature juridique de ces réallocations repose sur les réformes de 2023 et 2024. Le nouveau Code minier malien (2023) et la Politique des minéraux verts ghanéenne (2024) ont renforcé le principe ‘use it or lose it’. Au Mali, le paysage institutionnel s’est bifurqué : SOREM SA pilote l’exploration, tandis que SOPAMIM gère l’ensemble des participations minières de l’État à partir de 2026.

CE QUI A CHANGÉ

Le virage de 2025 est celui des mandats ‘Transformation d’abord’. Les 10 permis réalloués ont principalement été retirés à des entités incapables de présenter un plan viable de bénéficiation locale. Les permis sont désormais assortis d’engagements d’infrastructure. La ‘compétence technique’ inclut maintenant la capacité à naviguer dans des structures de coentreprise avec des entreprises d’État.

LA PERSPECTIVE THRESHOLD

La reconfiguration des permis de 2025 reflète la maturité croissante du secteur minier ouest-africain. Les gouvernements ne sont plus des propriétaires passifs ; ils sont devenus des gestionnaires de portefeuille actifs. L’ère de la détention passive est révolue. La valeur se trouve désormais dans l’intégration de l’extraction à l’industrialisation.