La CEDEAO adopte une nouvelle stratégie pour la jeunesse et le sport à Dakar et lance des subventions à l’entrepreneuriat pour sept États membres

La CEDEAO a réuni à Dakar, du 27 au 31 juillet, des experts puis des ministres de la jeunesse et des sports de ses 12 États membres, dans le cadre d’une rencontre organisée par le Centre de développement de la jeunesse et des sports du bloc, afin d’adopter trois cadres stratégiques régionaux couvrant la période 2026-2035 : une politique de la jeunesse, une politique du sport et une politique du volontariat, visant plus largement le développement du capital humain régional. En marge de cette rencontre, la Commission de la CEDEAO a organisé le lancement officiel du Programme d’entrepreneuriat des jeunes et des femmes de la CEDEAO, élaboré avec l’appui technique et financier de l’AUDA-NEPAD.

Les trois cadres stratégiques sont du type de documents de planification institutionnelle qui ne portent pas, à eux seuls, de signal économique, et aucun chiffre budgétaire n’a été communiqué à leur sujet. Le seul élément comportant une dimension économique concrète et vérifiable est le programme d’entrepreneuriat. Il s’agit d’un projet pilote couvrant sept des douze membres de la CEDEAO — le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Sénégal et la Sierra Leone — ; les candidatures pour sa première cohorte ont été clôturées le 16 juillet, et les subventions peuvent atteindre 15 000 dollars par entrepreneur sélectionné, assorties d’un accompagnement en incubation, de mentorat et d’un appui à l’accès au marché. La Guinée ne figure pas parmi les pays pilotes.

Dans la pratique, les effets de cette initiative dépendent du point de vue adopté. Pour un entrepreneur déjà établi dans l’un des sept marchés pilotes, il s’agit d’une véritable source de financement sous forme de subvention et d’un accompagnement structuré, plafonné à 15 000 dollars par projet. Pour la Guinée et les cinq autres membres de la CEDEAO exclus de cette phase, il n’y a aucun effet immédiat ; la vraie question est de savoir si l’AUDA-NEPAD et la CEDEAO mettront en place un déploiement plus large une fois le pilote achevé, et non si cette cohorte précise leur sera utile dès maintenant.

À surveiller : si les cadres relatifs à la jeunesse, au sport et au volontariat s’accompagnent d’engagements budgétaires concrets une fois publiés dans leur intégralité, au lieu de rester au stade des intentions, et si la CEDEAO et l’AUDA-NEPAD publient les résultats de la cohorte pilote — combien d’entreprises ont été financées et pour quel montant total —, ce qui permettrait d’évaluer le programme d’entrepreneuriat sur la base de sa mise en œuvre plutôt que de son lancement.