SimFer baptise son premier navire de transbordement en Chine et l’envoie en Guinée avec les premiers marins guinéens formés du projet

SimFer, la coentreprise entre l’État guinéen, Rio Tinto et le consortium CIOH dirigé par Chinalco, a célébré le baptême de son premier navire de transbordement (TSV), le Wontanara, le mardi 21 juillet à Yangzhou, en Chine. La cérémonie a réuni des représentants de Rio Tinto SimFer, de Chinalco, de SPSM/COSCO, de Canada Steamship Lines et du constructeur naval Chengxi Shipbuilding. Le navire a été baptisé par sa marraine, Néné Hawa Baldé, employée au port de Morebaya de SimFer. Wontanara signifie « nous sommes ensemble » en soussou.

À la suite du baptême, le navire met le cap sur la Guinée, où il devient le premier des cinq TSV prévus pour les opérations de logistique maritime de SimFer au port de Morebaya. Chacun de ces navires de 215 mètres transporte plus de 40 000 tonnes de minerai de fer du port vers des navires hauturiers au large, grâce à un système d’auto-déchargement capable de traiter jusqu’à 12 000 tonnes par heure, un rythme que l’entreprise décrit comme le plus rapide de sa catégorie. Cinq propulseurs permettent au navire de manœuvrer sans l’assistance de remorqueurs.

Ce qui distingue cela d’une simple étape technique de routine : les premiers équipages du Wontanara comprendront des stagiaires maritimes guinéens de SimFer, formés en Chine à l’Institut océanique de Quanzhou dans le cadre d’un programme soutenu par Cosco Shipping. C’est la première fois que ce parcours de formation, lancé en avril avec le départ de 18 stagiaires, débouche sur une affectation concrète à bord de l’un des navires du projet.

En clair : les TSV constituent le lien entre le port en eaux peu profondes de Morebaya et les navires hauturiers qui chargent le minerai destiné à l’exportation. Leur mise en service détermine directement la capacité de Simandou à atteindre son objectif annuel de production. Ce premier navire n’est donc pas seulement une étape symbolique ; c’est un élément d’infrastructure dont dépend la montée en puissance du projet.

À surveiller : le calendrier de livraison et de mise en service des quatre autres TSV, et la question de savoir si les stagiaires guinéens formés en Chine évolueront avec le temps vers des rôles de commandement à bord de ces navires, plutôt que vers des fonctions d’appui.