Concessions d’infrastructure : anatomie d’un méga-PPP défaillant

SIGNAL

Dans l’infrastructure ouest-africaine, le PPP était considéré comme la réponse principale au déficit annuel de 100 milliards de dollars. Le bilan des récents mégaprojets autoroutiers révèle une réalité plus complexe. Lorsque le modèle BOT est mal structuré, il se transforme de véhicule d’investissement en passif.

CE QUI A CHANGÉ

Le principal facteur des échecs récents est le découplage entre les hypothèses macroéconomiques et les réalités de projet. La dévaluation significative des monnaies locales face au dollar a rendu non viables de nombreux modèles de recettes autoroutières. Lorsque la dette est libellée en dollars mais que les revenus sont collectés en monnaie locale, une glissade de 30 % du taux de change efface intégralement la rentabilité des fonds propres.

LA PERSPECTIVE THRESHOLD

L’ère des concessions faciles est révolue. La prochaine génération de projets doit s’éloigner de la dette pure en dollars pour aller vers des modèles de financement mixte mobilisant le capital institutionnel local.